Mardi 3 avril 2007
- Regards sur la poésie -Haïku- de Ginette Fauquet.Qu’est ce que d’abord le Haïku ? Selon le dictionnaire, le Haïku est « un court poème japonais de trois vers, le premier et le dernier de cinq syllabes, le deuxième de sept ». Mais selon les poètes, le Haïku est une poésie magique, très rapide, qui se base sur l’existence de la surprise du lecteur, sur la construction inattendue des phrases et des images, qui sortent du cœur du poète pour arriver au cœur du lecteur sans aucun intermédiaire. C’est pourquoi que l’écriture du Haïku est difficile, est très difficile même. Et puisque on ne peut pas se baigner dans la même rivière deux fois, car il y a d’autres eaux qui arrivent, on ne peut pas écrire la poésie de cette façon - Haïku - deux fois avec les mêmes mots, les mêmes images, les mêmes réflexions, car il y a d’autres mots qui nous viennent, d’autres images qui nous passent par l’esprit et sans que nous puissions les attraper, et d’autres réflexions qui se révoltent en nous sans que nous puissions aussi les refléter de la même façon.
Qu’est ce que alors le Haïku ? Le Haïku est une sorte de poésie bien sûr, une poésie où nos sentiments sortent en habillant des mots brefs, simples, faciles et frappants comme les lumières fuyants d’un soleil ou plutôt d’un éclair. Le Haïku est un parfum d’herbes oubliées, selon le titre du recueil de poèmes de notre poétesse Ginette Fauquet. Ce recueil qui rassemble dans son cœur beaucoup de petits poèmes écrits en style Haïku. Commençons d’abord par ce parfum qui est selon le dictionnaire des symboles et des mythes, « au même titre que la couleur et la lumière, est une vibration que nous captons et qui provoque chez chacun une réaction de sympathie ou d’antipathie ». Ce parfum de cette fleur magique qui se présente dans l’écran du vidéo de la poétesse, sans aucune prétention prévue.
« Sur l’écran de mon vidéo
Une fleur rouge,
Et son parfum. »
Ce parfum qui dépasse toute réalité physique. Ce parfum qui offre son odeur à travers même les écrans, en devenant surnaturel grâce à cette imaginaire créative de la poétesse Ginette Fauquet, à son envie de créer un parfum qui se présente et se trouve par la pensée dans tous les espaces et dans tous les temps. Par ce genre
Des images magiques, frappantes par leurs surréalités, notre poétesse nous invite à partir avec elle vers d’autres champs de la poésie. Car un vrai poète, comme a dit Gaston Bachelard « ne satisfait pas de cette imagination évasive. Il veut que l’imagination soit un voyage. Chaque poète nous doit donc son invitation au voyage. »
Ainsi on voit que notre poétesse Ginette Fauquet nous invite à voyager avec elle, durant toutes les pages de son recueil de poèmes là. Car chaque Haïku dans ce recueil « est localisé dans le temps et l’espace. On voyage ainsi au fil des saisons, au fil des provinces. Sur la route ». Selon le beau témoignage poétique de Serge Tomé.
Chaque petit poème de Haïku, dans ce recueil, se construit par trois lignes. Et le nombre trois est très sacré dans la pensée orientale .Il représente le symbole du ciel, de l’esprit. Le nombre trois est un nombre parfait, l’image de la grande surprise du temps qui vient vite dans l’esprit et qui dépasse les mots, car elle crée son existence sans aucun alerte.
Ainsi on trouve que le poème de Haïku quand il se base sur ce nombre, il devient rapide dans son éclaircissement, lumineux, frappant par cet effet qui laisse derrière lui, sur l’âme de lecteur et sur ses pensées :
« Sur le pimbina en fleur
Un jaseur,
Silence. »
Dans ce petit poème, trois choses qui se réunissent, la fleur, le jaseur, cet oiseau passériforme qui chante trop ou plutôt qui parle trop, et le silence. Ce qui touche fort ici, Ce silence qui nous fait penser à la relation qui existe entre la fleur et l’oiseau, dans un espace non défini, et dans un temps qui dépasse tout temps.
Dans un autre petit poème, toujours en Haïku, n’oublions pas que ce recueil est un recueil de Haïku, la poétesse nous décrit avec une grande sensibilité le temps des amoureux ainsi :
« Dans les fougères,
Ils ne dorment pas
Les amoureux. »
On peut chercher plusieurs raisons pour l’éveil des amoureux dans les fougères, mais toutes ces raisons ne peuvent pas nous convaincre que la seule raison de l’éveil des amoureux revient surtout aux fougères seulement, comme elle nous veut faire croire notre poétesse.
Ce doute qui reste en nous, en lisant ce petit poème, c’est celui qui construit le sens poétique de ce poème lui-même. C’est celui qui fait que ce poème là, dépasse la construction d’une image ordinaire vers une autre image vive, pleine de métaphore, pleine de surprise, pleine de doute qui fait bouger les grains de notre imaginaire.
Suivant ce rythme poétique du Haïku, notre poétesse décrit son univers poétique avec beaucoup de maîtrise, beaucoup de confiance et beaucoup aussi de la construction lyrique basée surtout sûr la technique de la surprise de la double signification de ses images bien travaillées.
On voit dans cet univers poétique que même l’image du mari change dans les yeux de son épouse. Le mari va paraître tout petit sous les digitales pourpres :
« Sous les digitales pourpres
Il paraît petit
Mon mari. »
Cette belle image du mari petit nous mène vers l’autre vraie image disparue de ce même mari, celle où le mari paraît grand. Celle que notre poétesse la voit dans la réalité, et elle veut la représenter à travers une autre image qui est tout à fait déférente d’elle. La poétesse ici veut focaliser l’image de ce mari, mais il veut la focaliser sous les digitales pourpres. Mais l’autre image cachée de lui vient à l’esprit de lecteur, car, comme a dit Gaston Bachelard, « si une image présente ne fait pas penser à une image absente, si une image occasionnelle ne détermine pas une prodigalité d’images aberrantes, une explosion d’images, il n’y a pas imagination. »
C’est pour cela qu’on trouve que chaque image présente ici, dans ce recueil de poèmes, construit d’autres images absentes. Ce qui nous montre que ce recueil de poèmes (Haïku) est un champs poétique si riche et si diverse, et seule l’interprétation de ses images qui a le pouvoir de découvrir cette richesse et cette diversité.
Pour savoir plus, lisons attentivement ces trois vers qui construit cette belle image poétique :
« Une goûte de sang
Sur mon doigt
Rose aciculaire. »
Parlons de la rose, parler même de ses épines selon l’autre titre du recueil « Les épines de la rose circulaire », cela nous mène à parler de la vie, car la rose est le symbole vivant du soleil, de l’étoile, et l’étoile est le symbole vivant de la lumière, et la lumière est le symbole vivant de la vie. Et si les rêves de roses annoncent presque toujours, selon Nadia Julien, quelque chose de magnifiques, il ne faut pas oublier les épines qui font pressentir la souffrance, ou « la goûte de sang » selon l’expression de notre poétesse Ginette Fauquet, elle-même.
Mais ce qui beau et poétique, c’est que la vie continue, et les fleurs du bonheur se présentent dans le miroir de tous les champs magnifiques du printemps poétique qui nous vient en souriant à travers les vers de ce recueil de poèmes même :
- « Chute
Trois fleurs d’arnica
Pour l’enfant. »
-« Dans le train
Lumière crépusculaire
Fin du tunnel. »
-« Vert et rouge
Tout le ciel s’illumine
Aurore boréale ».
Certes, l’enfant qui vit dans nos cœurs, qui signifie l’espoir, et la fin du tunnel, qui signifie la fin de la souffrance, et le ciel plein de lumières, qui signait la belle vie. Tout cela se trouve dans un recueil de poèmes intitulé « le parfum d’herbes oubliées ».
Alors n’oublions pas de le commander rapidement.
C’est une invitation au voyage à travers une riche imaginaire !
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- Ginette Fauquet : Parfum d’herbes oubliées, éd : Mille Poètes LLC. 2007. USA.
Voir le site : www.mille-poetes.com
- Le dictionnaire de notre temps, langue française, noms propres, éd : Hachette 1992 (Sous la responsable de Mireille Maurin).
- Nadia Julien : Grand Dictionnaire des symboles et des mythes, éd : Marabout 1977, Alleur, Belgique.
- Gaston Bachelard : L’air et les songes, éd : José Corti 1943, Paris, France.
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par Noureddine Mhakkak
n_mhakkak@yahoo.fr
© Mille Poètes LLC
http://www.mille-poetes.com
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« Sur l’écran de mon vidéo
Une fleur rouge,
Et son parfum. »
Ce parfum qui dépasse toute réalité physique. Ce parfum qui offre son odeur à travers même les écrans, en devenant surnaturel grâce à cette imaginaire créative de la poétesse Ginette Fauquet, à son envie de créer un parfum qui se présente et se trouve par la pensée dans tous les espaces et dans tous les temps. Par ce genre
Des images magiques, frappantes par leurs surréalités, notre poétesse nous invite à partir avec elle vers d’autres champs de la poésie. Car un vrai poète, comme a dit Gaston Bachelard « ne satisfait pas de cette imagination évasive. Il veut que l’imagination soit un voyage. Chaque poète nous doit donc son invitation au voyage. »
Ainsi on voit que notre poétesse Ginette Fauquet nous invite à voyager avec elle, durant toutes les pages de son recueil de poèmes là. Car chaque Haïku dans ce recueil « est localisé dans le temps et l’espace. On voyage ainsi au fil des saisons, au fil des provinces. Sur la route ». Selon le beau témoignage poétique de Serge Tomé.
Chaque petit poème de Haïku, dans ce recueil, se construit par trois lignes. Et le nombre trois est très sacré dans la pensée orientale .Il représente le symbole du ciel, de l’esprit. Le nombre trois est un nombre parfait, l’image de la grande surprise du temps qui vient vite dans l’esprit et qui dépasse les mots, car elle crée son existence sans aucun alerte.
Ainsi on trouve que le poème de Haïku quand il se base sur ce nombre, il devient rapide dans son éclaircissement, lumineux, frappant par cet effet qui laisse derrière lui, sur l’âme de lecteur et sur ses pensées :
« Sur le pimbina en fleur
Un jaseur,
Silence. »
Dans ce petit poème, trois choses qui se réunissent, la fleur, le jaseur, cet oiseau passériforme qui chante trop ou plutôt qui parle trop, et le silence. Ce qui touche fort ici, Ce silence qui nous fait penser à la relation qui existe entre la fleur et l’oiseau, dans un espace non défini, et dans un temps qui dépasse tout temps.
Dans un autre petit poème, toujours en Haïku, n’oublions pas que ce recueil est un recueil de Haïku, la poétesse nous décrit avec une grande sensibilité le temps des amoureux ainsi :
« Dans les fougères,
Ils ne dorment pas
Les amoureux. »
On peut chercher plusieurs raisons pour l’éveil des amoureux dans les fougères, mais toutes ces raisons ne peuvent pas nous convaincre que la seule raison de l’éveil des amoureux revient surtout aux fougères seulement, comme elle nous veut faire croire notre poétesse.
Ce doute qui reste en nous, en lisant ce petit poème, c’est celui qui construit le sens poétique de ce poème lui-même. C’est celui qui fait que ce poème là, dépasse la construction d’une image ordinaire vers une autre image vive, pleine de métaphore, pleine de surprise, pleine de doute qui fait bouger les grains de notre imaginaire.
Suivant ce rythme poétique du Haïku, notre poétesse décrit son univers poétique avec beaucoup de maîtrise, beaucoup de confiance et beaucoup aussi de la construction lyrique basée surtout sûr la technique de la surprise de la double signification de ses images bien travaillées.
On voit dans cet univers poétique que même l’image du mari change dans les yeux de son épouse. Le mari va paraître tout petit sous les digitales pourpres :
« Sous les digitales pourpres
Il paraît petit
Mon mari. »
Cette belle image du mari petit nous mène vers l’autre vraie image disparue de ce même mari, celle où le mari paraît grand. Celle que notre poétesse la voit dans la réalité, et elle veut la représenter à travers une autre image qui est tout à fait déférente d’elle. La poétesse ici veut focaliser l’image de ce mari, mais il veut la focaliser sous les digitales pourpres. Mais l’autre image cachée de lui vient à l’esprit de lecteur, car, comme a dit Gaston Bachelard, « si une image présente ne fait pas penser à une image absente, si une image occasionnelle ne détermine pas une prodigalité d’images aberrantes, une explosion d’images, il n’y a pas imagination. »
C’est pour cela qu’on trouve que chaque image présente ici, dans ce recueil de poèmes, construit d’autres images absentes. Ce qui nous montre que ce recueil de poèmes (Haïku) est un champs poétique si riche et si diverse, et seule l’interprétation de ses images qui a le pouvoir de découvrir cette richesse et cette diversité.
Pour savoir plus, lisons attentivement ces trois vers qui construit cette belle image poétique :
« Une goûte de sang
Sur mon doigt
Rose aciculaire. »
Parlons de la rose, parler même de ses épines selon l’autre titre du recueil « Les épines de la rose circulaire », cela nous mène à parler de la vie, car la rose est le symbole vivant du soleil, de l’étoile, et l’étoile est le symbole vivant de la lumière, et la lumière est le symbole vivant de la vie. Et si les rêves de roses annoncent presque toujours, selon Nadia Julien, quelque chose de magnifiques, il ne faut pas oublier les épines qui font pressentir la souffrance, ou « la goûte de sang » selon l’expression de notre poétesse Ginette Fauquet, elle-même.
Mais ce qui beau et poétique, c’est que la vie continue, et les fleurs du bonheur se présentent dans le miroir de tous les champs magnifiques du printemps poétique qui nous vient en souriant à travers les vers de ce recueil de poèmes même :
- « Chute
Trois fleurs d’arnica
Pour l’enfant. »
-« Dans le train
Lumière crépusculaire
Fin du tunnel. »
-« Vert et rouge
Tout le ciel s’illumine
Aurore boréale ».
Certes, l’enfant qui vit dans nos cœurs, qui signifie l’espoir, et la fin du tunnel, qui signifie la fin de la souffrance, et le ciel plein de lumières, qui signait la belle vie. Tout cela se trouve dans un recueil de poèmes intitulé « le parfum d’herbes oubliées ».
Alors n’oublions pas de le commander rapidement.
C’est une invitation au voyage à travers une riche imaginaire !
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- Ginette Fauquet : Parfum d’herbes oubliées, éd : Mille Poètes LLC. 2007. USA.
Voir le site : www.mille-poetes.com
- Le dictionnaire de notre temps, langue française, noms propres, éd : Hachette 1992 (Sous la responsable de Mireille Maurin).
- Nadia Julien : Grand Dictionnaire des symboles et des mythes, éd : Marabout 1977, Alleur, Belgique.
- Gaston Bachelard : L’air et les songes, éd : José Corti 1943, Paris, France.
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par Noureddine Mhakkak
n_mhakkak@yahoo.fr
© Mille Poètes LLC
http://www.mille-poetes.com
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